09.02.2010
B-N N°13

Bloc-Notes N°13
Fichu foulard
Conseil municipal du 11 décembre 2009
Je rends compte de ce conseil municipal de décembre avec du retard par respect pour la trêve des confiseurs et aussi à cause de la légèreté de son ordre du jour. Le seul moment un peu tendu et qui est maintenant récurrent a été le vote du budget de l'office du tourisme devenu une véritable entreprise commerciale.
Une curiosité assez scandaleuse fut aussi l'incapacité de la majorité à me donner une réponse honnête sur la délibération N°17. Je voulais savoir si les intérêts à débourser étaient ceux de l'emprunt de 2 millions d'euro fait en novembre sur le budget assainissement. Le maire, J.J. de Peretti, l'adjoint aux finances, P. Melot, et un responsable des services, P. Martin, m'ont affirmé tous les trois que non, que ça n'avait rien à voir. Mais, vérification faite auprès des services de l'Etat, et de la mairie, cette réponse s'est révélée inexacte, limite mensongère. Dorénavant, je donnerai moins de crédit aux réponses que la majorité me fait en séance de conseil municipal. C'est très regrettable pour l'esprit républicain qui devrait pourtant tous nous guider.
Mémés du Périgord et débats sur "l'identité nationale", la burqa, le foulard,...
L'année 2010 a débuté en fanfare avec les polémiques sur le débat sur l'identité nationale lancé par le gouvernement. Débat auquel se sont agrégés les rapports sur le port de la Burqa, sur la discrimination positive et les statistiques ethniques. L'affaire n'a pas manqué de contaminer la campagne des Régionales avec une candidate qui porte le foulard sur une liste du NPA du Vaucluse.
J'ai déjà eu l'occasion de dire pourquoi il fallait le boycotter, mais il faut bien constater que les questions de la Laïcité et de la République sont actuellement au centre du débat public.
Voilà à ce sujet une remarque pour contribuer à la réflexion.
J'ai eu dans ma famille une femme qui portait le foulard et je n'ai jamais vu ça comme un problème. Il s'agissait de mon arrière grand-mère, une mémé du périgord, qui eut la douleur de voir son fils unique (mon grand père maternel) disparaître avant elle. Elle s'habillait de noir et avait un foulard sur les cheveux jusqu'à son décés au début des années 80.
La gaveuse d'oie, image d'Epinal s'il en est du Périgord, porte elle aussi ce fichu sur la tête. Je n'ai pas souvenir qu'on veuille faire des lois pour obliger nos mémés à l'ôter, ou pour les empêcher de se présenter aux élections.
Pour aggraver le cas de nos mémés du Périgord, elles portaient certes le foulard mais elles préféraient aussi s'exprimer en langue d'oc plutôt qu'en français. Pour les amateurs de définition identitaire, elles répondaient sans doute mieux à une pseudo "identité périgourdine" qu'à la pseudo "identité nationale". Nos mémés n'étaient pas forcément particulièrement bigotes, elles faisaient ça par atavisme local comme toutes celles de leur âge au village.
A la lumière de se souvenir, pas si ancien, posons nous la question de savoir si nos débats du moment ne sont pas symptomatiques de la dérive autoritaire actuelle de notre République.
Ce qui résume je crois le mieux l'état d'esprit républicain en matière de tolérance est la formule de Voltaire: "Je ne suis pas d'accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu'au bout pour que vous puissiez le dire". En effet la liberté républicaine est une liberté sans domination. La coexistence des opinions, politiques, culturelles, cultuelles n'est possible que parce que aucun groupe politique, culturel ou religieux ne cherche à dominer, à asservir les autres à ses propres convictions ou conceptions. Le pluralisme est ce qui nous lie.
Nos mémés du Périgord n'étaient pas inquiétées pour leurs pratiques catholiques. La stigmatisation aujourd'hui d'autres françaises pour leurs pratiques musulmanes montre que la République est en train de perdre sa neutralité en matière religieuse. Elle ne garantit plus les libertés fondamentales: la liberté de conscience, la liberté de penser, la liberté d'expression, et la liberté de culte. Chacun de nous devrait comprendre que s'attaquer à une religion et à une fraction de la population française pour des raisons électoralistes, comme on le voit aujourd'hui, mine les fondements de notre République. Et chaque Républicain devrait se souvenir de la formule de Voltaire et se sentir lui même menacé lorsque l'Etat et le gouvernement cherchent à contraindre et dominer des minorités.
Lorsqu'on stigmatise ceux qui portent un foulard, un niqab, une burqa, un turban, et bientôt pourquoi pas des tatouages, des piercings, des jeans taille trop basse, etc..., rappelons nous que la liberté républicaine est une liberté sans domination, et défendons le droit à l'indifférence comme nous aurions défendu nos mémés du Périgord si on les avait mises ainsi de force sous les feux de l'actualité, livrées à la vindicte publique.

15:26 Publié dans Agir local | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
05.01.2010
C.P.: Débat "Identité nationale"
Débat « Identité nationale »
La fraternité contre la haine officielle
Les débats démagogiques sur l’identité nationale (comme d’ailleurs les débats sur la laïcité à la française) sont toujours l’occasion polie pour laisser se développer des discours politiques de haine, désigner des ennemis fantasmatiques et stigmatiser des minorités (en particulier les musulmans français).
Europe Ecologie – Les Verts ne participera donc pas au débat sur l’identité nationale organisé le 15 janvier à Proissans par le gouvernement Sarkozy. Cette opération transforme scandaleusement les préfets en agent de propagande UMP pour séduire à nouveau l’électorat d’extrême droite à la veille des élections régionales.
Nous préférons promouvoir une société multiculturelle où la diversité des origines et la multiplicité des appartenances ne sont pas vécues comme des problèmes mais comme une force et une richesse collectives. Nous voulons un pays, la France, où l’altérité est considérée comme une chance et l’identité, le retour au même, un appauvrissement.
En effet, à l’heure de la société de l’information, d’Internet, dans un monde village où nous devons penser global, il n’existe plus qu’une communauté humaine unique riche d’une multitude de langues, de cultures, de nationalités, aux problèmes politiques communs et interdépendants (pensons à la conférence sur le climat de décembre par exemple). Aucun débat encourageant le repli identitaire, aucune tentative de justification d’un communautarisme national, religieux, culturel, ou linguistique, ne saurait nous faire revenir aux conceptions politiques nationalistes et archaïques du XIX siècle responsables des horreurs qui jalonnèrent le XXème.
Loin d’être un débat d’apaisement et de clarification, ce débat sur l’identité nationale est organisé pour réveiller les peurs et les haines, ciments dans lesquels les démagogues de tout bords coulent leur popularité.
Nous n’irons pas cautionner cette manipulation politique car nous croyons plus que jamais à l’universalité des valeurs de notre devise républicaine : à la liberté, à l’égalité et, en cette occasion particulière, à la fraternité.
Frédéric Inizan
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30.12.2009
Débat "Identité nationale"
IDENTITÉ NATIONALE. L'élue communiste Annick Le Goff explique dans une lettre ouverte au sous-préfet pourquoi elle boudera le débat prévu à Proissans en janvier
Le boycott pour dénoncer un débat « dangereux »
«Je n'irai pas à ce débat. » L'élue communiste Annick Le Goff le répète à cinq reprises dans la lettre ouverte qu'elle vient d'envoyer au sous-préfet de Sarlat, Bernard Musset. Une insistance qui lui permet de marteler son opposition radicale au débat sur l'identité nationale qui se déroulera dans le Sarladais, à Proissans, le 15 janvier prochain (1).
Dans sa missive, elle dénonce d'abord la forme. « La démocratie suppose que les termes du débat soient posés d'une manière ouverte, résultant d'un échange préalable avec les différents acteurs politiques, sociaux, culturels. Là, il se fait sur une injonction du pouvoir. » Et de fustiger « un débat qui instaure la guerre entre citoyens, l'étranger contre le Français de ''souche", le chrétien contre le musulman. Cette façon d'opposer ''le bon au mauvais français'', ''le bon ou mauvais étranger'' est inacceptable et même dangereuse ».
« Pas imposé »
Le sous-préfet a accusé réception de ce forfait - qui ne sera visiblement pas le seul (lire ci-dessous) - sans grande surprise, déplorant toutefois que « des élus refusent le débat. Il est proposé et non imposé. Chacun est libre de venir ou pas : c'est une possibilité de discussion qui leur est offerte. Il ne s'agit pas de diviser mais au contraire de trouver ce qui nous unit ».
Ce débat, le représentant de l'État le souhaite très grand public. Toutes origines, religions et générations confondues. « J'ai envoyé des invitations aux élus mais aussi aux représentants de toutes les confessions : musulmane, juive et catholique, y compris aux bouddhistes installés à Saint-Léon-sur-Vézère, assure-t-il. Après, ils viendront ou pas... »
Une représentativité qui a cruellement fait défaut lors de la première discussion organisée en Dordogne, à Bergerac, le 18 décembre. Un simulacre de débat, boycotté par les élus municipaux de tous bords, avec au total... 27 participants ! « Après une première partie intéressante mettant en avant la force de la laïcité, le débat a dérivé dans un second temps, regrette Bernard Musset. Des amalgames ont été faits entre l'immigration et les incendies de voitures le 31 décembre. On a parlé voile, tchador. Mais l'identité, c'est ce qui rassemble, pas ce qui divise. »
C'est justement ce singulier qu'exclut Annick Le Goff. Pour elle, il n'y a pas « une » mais « des » identités, « ouvertes et imprégnées des énergies du monde ».
D'une certaine manière, le débat est déjà lancé, mais hors cadre. Reste à savoir s'il se prolongera à Proissans, le mois prochain. Une discussion volontairement décentralisée en zone rurale.
(1) À 18 heures, vendredi 15 janvier, à la salle des fêtes de Proissans.
Participera ? Participera pas ?
Les contours de l'identité française seront-ils moins flous après ce grand débat national ? Rien n'est moins sûr. En revanche, dans le grand tambour de la polémique, les couleurs politiques se ravivent, jusqu'aux nuances les plus délicates. Tour d'horizon des élus locaux.
Germinal Peiro.
Le député socialiste déclare sans ambages qu'il ne participera pas à ce qu'il nomme « une mascarade ». « La ficelle est énorme : ce n'est qu'une grossière manoeuvre de Nicolas Sarkozy pour refidéliser son électorat d'extrême droite. Sur le fond, c'est dangereux de mélanger l'identité nationale et l'immigration, ce débat va raviver les vieux démons. »
Jean-Fred Droin.
Même réaction de rejet pour le conseiller d'opposition socialiste de Sarlat, qui dénonce également une manoeuvre électoraliste à l'approche des régionales. « On sait que des relents racistes vont ressurgir au cours de ce débat parfaitement inutile. Liberté, égalité, fraternité et laïcité, c'est ça l'identité nationale ! »
Jean-Paul Valette.
Le leader local du NPA n'en sera pas non plus. « Ce débat va réveiller les vieux réflexes racistes. Jusqu'à maintenant, toutes les discussions sont restées centrées sur le rapport aux immigrés. Cela pour que l'UMP siphonne quelques voix au Front national... »
Frédéric Inizan.
L'élu municipal, comme tous les Verts d'Europe Écologie, boycottera aussi le débat, n'y voyant que « des discours politiques de haine pour désigner des ennemis fantasmatiques et stigmatiser des minorités, en particulier les musulmans français ». Et l'élu de rappeler l'attachement des Verts à « une société multiculturelle où la multiplicité des appartenances et la diversité des origines ne sont pas vécues comme des problèmes mais comme une force ».
Romain Bondonneau.
Le jeune élu socialiste de Sarlat se démarque de l'opposition. Lui aussi déplore « les dérapages nauséabonds dus à l'association de l'identité nationale à la question de l'immigration ». Mais il participera au débat, « pour porter (ses) convictions ». « La gauche n'a pas à avoir peur de la question de la nation : la Révolution de 1789 s'est faite aux cris de ''Vive la Nation !'' contre la souveraineté du roi. Ce sont les atteintes récentes à la laïcité et l'explosion des inégalités qui remettent en cause notre unité nationale. »
Jean-Jacques de Peretti.
Contrairement à leurs homologues bergeracois, les élus UMP du Sarladais restent ouverts à la discussion. À commencer par Jean-Jacques de Peretti. « C'est bien de débattre de l'identité nationale à froid. On en parle toujours lorsqu'il y a des problèmes liés à l'immigration. Le risque, c'est que cela ravive des conflits entre communautés. Je serai là, mais je ne suis pas certain que cette réflexion aboutisse en un seul débat... Il aurait dû surgir naturellement, ce n'est pas au gouvernement de l'organiser. »
Jérôme Peyrat.
Le maire UMP de La Roque-Gageac dément l'idée d'une stratégie électoraliste. « Ce débat avait été annoncé pendant la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy. Ce n'est pas une surprise. Oui, j'y participerai, comme je l'aurais fait s'il avait été organisé par un président socialiste. En tant qu'élu, c'est un devoir. Je ne comprends pas que l'on puisse refuser de débattre. »
Auteur : Séverine lamarque
09:33 Publié dans Penser global | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
15.12.2009
Le maire fait le boutiquier
TOURISME. L'évocation en Conseil municipal du chiffre d'affaires annuel de la boutique a une nouvelle fois suscité un débat sur une éventuelle concurrence aux commerces locaux
La boutique de l'Office fait de nouvelles vagues
La trêve est de courte durée dans la bataille des petits soldats. Ces figurines, comme tous les autres produits dérivés vendus dans la boutique de l'Office de tourisme, étaient encore au coeur des discussions lors du Conseil municipal de vendredi. L'unique débat de la soirée, attisé au moment du vote du budget primitif 2010 de l'Office.
Les ressources générées par ces ventes se chiffrent, cette année, à 182 700 euros. « Elles explosent, note l'élu Verts Frédéric Inizan, qui a voté contre la délibération. Une boutique en centre-ville fait, en moyenne, 150 000 euros de chiffre d'affaires par an. On voit bien que l'Office de tourisme est devenu une entreprise à part entière. Est-ce sa mission ? Je ne pense pas : il devrait se concentrer uniquement sur la promotion et l'animation de la ville. »
« Business »
Les conseillers d'opposition Jean-Paul Valette (NPA) et Nicole Sontag (société civile), par procuration, se sont également abstenus. Cette dernière parle d'un « business qui manque de transparence ». « Trois nouveaux produits '' made in Sarlat '' viennent d'être développés (1). Pour l'instant, l'Office de tourisme ne souhaite pas les vendre aux commerçants intéressés. Il ne peut pas, d'un côté, les concurrencer et, de l'autre, garder l'exclusivité de certains produits », estime-t-elle.
« Concurrence », un mot qui fait bondir Bouahlem Rekkas, le directeur de l'Office de tourisme. Il craint que cette nouvelle polémique sape des mois de « travail relationnel » avec les commerçants. « L'an dernier, en partenariat avec l'association Cap Sarlat, une liste des produits qui posaient problème a été dressée et ceux-ci ont été retirés de la vente. Un accord a également été trouvé avec les trois principaux libraires de la ville qui ont obtenu une part du marché et sont devenus nos fournisseurs. Et puis, il n'y a pas une concurrence directe : on ne vend pas le "Goncourt" mais des ouvrages touristiques, notamment en langue étrangère, difficiles à trouver en librairie hors saison. »
Frédéric Inizan persiste et signe. Il existe, selon lui, une « concurrence déloyale », intrinsèque au statut de l'Office de tourisme, établissement public industriel et commercial (Épic). « L'Office peut se permettre de laisser pourrir des stocks de livres. S'il y a une erreur de gestion, c'est le contribuable qui paiera. Un libraire ne peut pas se tromper. Sinon, il meurt. »
« Absurde »
L'adjoint au maire Pascal Bureau assure, lui, qu'« aucun commerçant ne s'est plaint depuis son arrivée à la tête de l'Épic il y a plusieurs mois ». « Ces ventes représentent environ 18 % du budget global de l'Office. Si on les arrête, il faudra combler ce trou financier. Soit en augmentant les impôts, soit en diminuant la promotion en courant le risque que le Lot nous rattrape. C'est absurde. »
Les trois libraires devraient rencontrer prochainement la direction de l'Office de tourisme pour « clarifier » certains aspects de l'accord conclu.
(1) Des répliques miniatures du badaud et des trois oies ainsi qu'un presse-papiers à l'effigie de la ville.
Auteur : Séverine lamarque
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14.10.2009
Bloc-notes N°12

Bloc-notes n°12
L’asphyxie financière
Soudain, l’été dernier
Entre le conseil municipal du 29 mai et celui du 25 septembre s’est écoulé un été avec ses coups de chaud et ses fous rires. Certains furent politiques.
La polémique, en juillet, dans Sud-Ouest, entre le député local et le maire se disputant le mérite d’un arrêt du TER au lycée Pré de Cordy, a fait sourire les lecteurs attentifs de notre bloc-notes. Ils se souvenaient du B-N N°11 où ils avaient pu lire que la proposition venait de l’association Périgord Rail Plus et que je l’avais déjà portée en conseil municipal. Sur ce point, nos deux édiles avaient un train de retard.
L’adjoint à la culture nous a, lui aussi, diverti au mois d’août en espionnant ma page facebook et en m’envoyant une missive officielle pour expliquer que, contrairement à ce que j’y écrivais, il n’interdisait pas aux artistes de rue de travailler le samedi matin, jour de marché. Et, il joignait à sa bafouille une convention qui montrait qu’un arrêté municipal... interdisait aux artistes de rue de travailler le samedi matin, jour de marché.
Comme quoi, il vaut mieux lire les documents avant de les envoyer.
Conseil municipal du 25 septembre 2009
Finances
En avril, nous faisons le budget, budget qui subit traditionnellement au cours de l’année des modifications marginales.
Cette année, surprise, à peine cinq mois plus tard, au milieu du guet, en quatre délibérations (N° 24, 25, 26 et 29), la majorité nous fait un numéro de funambule financier.
Le maire va chercher les excédents des budgets annexes pour les affecter au budget général : 114 460,67€ du budget Eau et 356 242,72€ du budget Assainissement, soit plus de 470 000€. Et il ouvre un emprunt revolving de 2 millions d’euro au budget Assainissement.
Je ne sais pas ce que va en penser la préfecture lors du contrôle de légalité mais cette précipitation post-estivale indique que Jean-Jacques de Peretti a mis la commune au bord de l’asphyxie financière.
En effet, à ses délibérations s’ajoute une série de mesures qui montrent que la mairie gratte les fonds de tiroirs pour faire face à ses factures :
- une hausse de 15% des tarifs de cantine scolaire (le carnet en 2007 : 6,10 ; en 2008 : 6,80 et en 2009 : 8,00€).
- la suppression d’un poste administratif à l’Office du Tourisme qui pourrait nous coûter 11 000€ aux prud’hommes (l’O.T. est une des nouvelles vaches à lait de la mairie).
- une hausse surprise de plus de 25% du loyer de l’O.T. (non prévue à son budget) à verser à la mairie (de 57 000 à 71 000€).
- Une hausse de 15% du loyer de la gendarmerie.
Le maire, après avoir surendetté le budget général, s’attaque maintenant aux budgets annexes. Le bilan de l’année 2009 en budget consolidé (budget général + budgets annexes) s’annonce catastrophique si cette tendance à flamber se confirmait.
Service minimum
A la délibération n°8, la charte du personnel des écoles formalisait le service minimum pour les jours de grève. En votant contre, nous avons voulu manifester notre solidarité avec les maires de St Capraise de Lalinde et de Lanquais envoyés devant le tribunal administratif par la préfecture parce qu’ils avaient refusé de l’organiser dans leurs communes. Ce service minimum est liberticide. C’est une limitation du droit de grève et il n’assure ni la qualité de l’encadrement, ni la sécurité, des enfants.
Cantine industrielle
La délibération n° 38 est un bel exemple de green washing (douche verte).
La majorité achète un bois près du Ratz Haut pour y construire une cantine industrielle à 2 000 repas/jour livrés en liaison froide tout en promettant des repas bio et un bâtiment HQE (Haute Qualité Environnementale). Voilà l’exemple typique d’un projet productiviste traditionnel qu’on essaye de nous faire passer pour écologique.
En effet, vouloir construire un bâtiment HQE en coupant un bois (un puits de carbone) est contradictoire.
Entre vouloir des repas bio et de qualité, et vouloir 2 000 repas/jour livrés par liaison froide, il faut choisir, à moins de prendre les gens pour des imbéciles.
De plus, vouloir livrer 2 000 repas par jour d’une cuisine excentrée suppose beaucoup de transports et d’émissions de carbone ce qui n’est pas du tout écolo. Là encore, il faut choisir.
Le maire et son adjointe aux écoles restent bloqués sur un vieux projet productiviste qui date des années 80. Un projet coûteux et néfaste pour nos enfants et nos anciens.
J’ai été le seul du conseil à voter contre ce projet et je ferai tout ce que je peux pour l’empêcher.
Plateforme de formation aux métiers du BTP
Nous avons approuvé le terrain à proximité du lycée Pré de Cordy pour la plateforme aux métiers du BTP, un projet du Conseil Régional très intéressant pour Sarlat.
Votation Poste
L’ensemble de l’opposition a proposé une motion de soutien pour la votation du 3 octobre contre la privatisation de la Poste. Jean jacques de Peretti a justifié la politique du gouvernement et a refusé de l’examiner. L’illusion d’une majorité apolitique est une nouvelle fois dissipée.
Anecdote
Au dernier comité de direction de l’O.T., sur un projet de guide des restaurants de Sarlat, je plaidais (avec la commission animation) pour un guide de service public (modèle A) et le maire (par esprit de contradiction ?) pour un guide payant (modèle B).
Sur 20 votants, Modèle A, 10 voix ; Modèle B, 6 voix ; et 4 abstentions.
Me voilà dans la majorité, et Jean Jacques de Peretti mis en minorité.
Plaisir rare à savoir savourer. Et à renouveler !
18:05 Publié dans Agir local | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : sarlat






