14.10.2009
Bloc-notes N°12

Bloc-notes n°12
L’asphyxie financière
Soudain, l’été dernier
Entre le conseil municipal du 29 mai et celui du 25 septembre s’est écoulé un été avec ses coups de chaud et ses fous rires. Certains furent politiques.
La polémique, en juillet, dans Sud-Ouest, entre le député local et le maire se disputant le mérite d’un arrêt du TER au lycée Pré de Cordy, a fait sourire les lecteurs attentifs de notre bloc-notes. Ils se souvenaient du B-N N°11 où ils avaient pu lire que la proposition venait de l’association Périgord Rail Plus et que je l’avais déjà portée en conseil municipal. Sur ce point, nos deux édiles avaient un train de retard.
L’adjoint à la culture nous a, lui aussi, diverti au mois d’août en espionnant ma page facebook et en m’envoyant une missive officielle pour expliquer que, contrairement à ce que j’y écrivais, il n’interdisait pas aux artistes de rue de travailler le samedi matin, jour de marché. Et, il joignait à sa bafouille une convention qui montrait qu’un arrêté municipal... interdisait aux artistes de rue de travailler le samedi matin, jour de marché.
Comme quoi, il vaut mieux lire les documents avant de les envoyer.
Conseil municipal du 25 septembre 2009
Finances
En avril, nous faisons le budget, budget qui subit traditionnellement au cours de l’année des modifications marginales.
Cette année, surprise, à peine cinq mois plus tard, au milieu du guet, en quatre délibérations (N° 24, 25, 26 et 29), la majorité nous fait un numéro de funambule financier.
Le maire va chercher les excédents des budgets annexes pour les affecter au budget général : 114 460,67€ du budget Eau et 356 242,72€ du budget Assainissement, soit plus de 470 000€. Et il ouvre un emprunt revolving de 2 millions d’euro au budget Assainissement.
Je ne sais pas ce que va en penser la préfecture lors du contrôle de légalité mais cette précipitation post-estivale indique que Jean-Jacques de Peretti a mis la commune au bord de l’asphyxie financière.
En effet, à ses délibérations s’ajoute une série de mesures qui montrent que la mairie gratte les fonds de tiroirs pour faire face à ses factures :
- une hausse de 15% des tarifs de cantine scolaire (le carnet en 2007 : 6,10 ; en 2008 : 6,80 et en 2009 : 8,00€).
- la suppression d’un poste administratif à l’Office du Tourisme qui pourrait nous coûter 11 000€ aux prud’hommes (l’O.T. est une des nouvelles vaches à lait de la mairie).
- une hausse surprise de plus de 25% du loyer de l’O.T. (non prévue à son budget) à verser à la mairie (de 57 000 à 71 000€).
- Une hausse de 15% du loyer de la gendarmerie.
Le maire, après avoir surendetté le budget général, s’attaque maintenant aux budgets annexes. Le bilan de l’année 2009 en budget consolidé (budget général + budgets annexes) s’annonce catastrophique si cette tendance à flamber se confirmait.
Service minimum
A la délibération n°8, la charte du personnel des écoles formalisait le service minimum pour les jours de grève. En votant contre, nous avons voulu manifester notre solidarité avec les maires de St Capraise de Lalinde et de Lanquais envoyés devant le tribunal administratif par la préfecture parce qu’ils avaient refusé de l’organiser dans leurs communes. Ce service minimum est liberticide. C’est une limitation du droit de grève et il n’assure ni la qualité de l’encadrement, ni la sécurité, des enfants.
Cantine industrielle
La délibération n° 38 est un bel exemple de green washing (douche verte).
La majorité achète un bois près du Ratz Haut pour y construire une cantine industrielle à 2 000 repas/jour livrés en liaison froide tout en promettant des repas bio et un bâtiment HQE (Haute Qualité Environnementale). Voilà l’exemple typique d’un projet productiviste traditionnel qu’on essaye de nous faire passer pour écologique.
En effet, vouloir construire un bâtiment HQE en coupant un bois (un puits de carbone) est contradictoire.
Entre vouloir des repas bio et de qualité, et vouloir 2 000 repas/jour livrés par liaison froide, il faut choisir, à moins de prendre les gens pour des imbéciles.
De plus, vouloir livrer 2 000 repas par jour d’une cuisine excentrée suppose beaucoup de transports et d’émissions de carbone ce qui n’est pas du tout écolo. Là encore, il faut choisir.
Le maire et son adjointe aux écoles restent bloqués sur un vieux projet productiviste qui date des années 80. Un projet coûteux et néfaste pour nos enfants et nos anciens.
J’ai été le seul du conseil à voter contre ce projet et je ferai tout ce que je peux pour l’empêcher.
Plateforme de formation aux métiers du BTP
Nous avons approuvé le terrain à proximité du lycée Pré de Cordy pour la plateforme aux métiers du BTP, un projet du Conseil Régional très intéressant pour Sarlat.
Votation Poste
L’ensemble de l’opposition a proposé une motion de soutien pour la votation du 3 octobre contre la privatisation de la Poste. Jean jacques de Peretti a justifié la politique du gouvernement et a refusé de l’examiner. L’illusion d’une majorité apolitique est une nouvelle fois dissipée.
Anecdote
Au dernier comité de direction de l’O.T., sur un projet de guide des restaurants de Sarlat, je plaidais (avec la commission animation) pour un guide de service public (modèle A) et le maire (par esprit de contradiction ?) pour un guide payant (modèle B).
Sur 20 votants, Modèle A, 10 voix ; Modèle B, 6 voix ; et 4 abstentions.
Me voilà dans la majorité, et Jean Jacques de Peretti mis en minorité.
Plaisir rare à savoir savourer. Et à renouveler !
18:05 Publié dans Agir local | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : sarlat
29.09.2009
Le conseil municipal du 26 septembre 2009
Sud-Ouest du mardi 29 septembre
CONSEIL MUNICIPAL. Cuisine centrale, repas bio, augmentation des tarifs : la cantine scolaire a fait débat
« Le bio ne doit pas être qu'un affichage politique »
Attention, sujet inflammable. Les délibérations ayant trait à la cantine scolaire ont réveillé l'opposition vendredi. Elles ont surtout permis à ses membres de délimiter leur pré carré. Le socialiste Romain Bondonneau a tiré le premier. « Ce n'est pas aux familles de supporter l'augmentation du prix de la cantine, mais à la collectivité. »
Les six élus d'opposition ont voté contre le nouveau tarif, 2 euros le repas, soit une augmentation de 30 centimes par rapport à l'année dernière. « C'est trop d'un coup ! », renchérissait Jean-Fred Droin (PS). L'adjointe Dominique Boussat a alors énuméré les prix appliqués dans les communes environnantes, sensiblement identiques. Et cette dernière de rappeler que toutes ne proposaient pas des tarifs boursiers, 1 euro au lieu de 2. 20 % des élèves en bénéficient actuellement dans la cité.
Partenariats locaux
Après avoir laissé à ses camarades socialistes le privilège de pester contre la hausse des tarifs, Frédéric Inizan est intervenu sans surprise sur le registre vert. « On nous dit que les élèves vont manger bio une fois par semaine. Mais ça ne doit pas être qu'un affichage politique. On sait aujourd'hui qu'il n'y a que 3 % d'agriculteurs bio dans le département. Ils ne sont pas assez nombreux pour fournir les cantines tous les jours. Si c'est pour manger des oranges qui viennent d'Argentine, ce n'est pas la peine. Mieux vaut établir des partenariats avec les agriculteurs locaux. »
« C'est exactement ce que nous sommes en train de faire », a répliqué dare-dare l'élue chargée des affaires scolaires. La Communauté de communes, en partenariat avec la Chambre d'agriculture, travaille actuellement à la mise en place d'un dispositif incitant les jeunes agriculteurs locaux à produire bio.
« Jusqu'à 2 000 repas »
Plus tard, au moment du vote de la révision du plan local d'urbanisme pour la construction d'une cuisine centrale, l'élu Vert a affiché la même résistance en votant contre. Talonné de près, comme souvent, par Romain Bondonneau qui faisait valoir à son tour ses considérations écologiques. « Le terrain est très loin des différents lieux de consommation, l'importance des liaisons ne va pas dans le sens d'une réduction des émissions de CO2. »
Construite au lieu dit Peinch Haut, juste à côté du centre de loisirs, cette unité centrale fournira pas moins de 1 000 repas par jour, livrés froids dans les différentes écoles de la ville. La cuisine n'est pas encore construite qu'on pense déjà à la rentabiliser. « Il faudra monter jusqu'à 2 000 repas », a annoncé le maire.
Vers une fusion de communauté de communes
Intercommunalité. 1er janvier 2011 et après ? Toutes les collectivités territoriales sont dans l'expectative : à partir de cette date, elles ne récupéreront plus que 15 % de la taxe professionnelle. En Conseil, les élus de tous bords ont déploré le manque de clarté du système de compensation. « Cette réforme, c'est une vraie usine à gaz. C'est incompréhensible pour quelqu'un qui n'est pas inspecteur des finances depuis vingt ans », affirmait Jean-Jacques de Peretti en annonçant sa volonté de créer une « intercommunalité de projets ». « Une perspective de fusion s'offre à nous : les communautés de communes du Périgord noir et du Carluxais sont intéressées. » Selon le maire, un groupe de travail planche actuellement sur le projet.
Eau. La consommation d'eau a encore diminué en 2008 (moins 2, 7 %). Cette chute, en constante progression depuis 2004, est, selon l'adjoint Philippe Melot, une tendance nationale générale, liée en partie aux politiques de développement durable et aux nouveaux comportements des consommateurs. Le Vert Frédéric Inizan invoque lui « un scepticisme sur la qualité de l'eau ». Le taux de conformité des analyses bactériologiques de la Ddass est pourtant de 100 %.
Sarlat bus. Le coup de gueule de l'élu de la majorité, Étienne Cloup, à propos de la participation des entreprises au financement des transports publics, n'est pas passé inaperçu. « Comment expliquer aux entrepreneurs que cette taxe double cette année ?», a-t-il pesté. Cette dernière passe en effet de 0,25 % à 0,50 %. « Est-ce bien le moment monsieur le maire ? Beaucoup d'entreprises locales connaissent des difficultés ! », a lancé le socialiste Jean-Fred Droin. Pour apaiser les esprits, le premier magistrat a alors annoncé que les circuits du Sarlat bus allaient être révisés pour mieux couvrir l'ensemble de la ville. Les grandes entreprises locales, comme Rougié et Suturex, ainsi que le lycée Pré-de-Cordy, pourraient être desservis. Étienne Cloup a tout de même voté la délibération. Jean-Fred Droin et Frédéric Inizan, qui réclame « un projet plus orienté vers le développement durable », se sont abstenus.
Service minimum à l'école. Les six élus d'opposition ont dit « non » au service minimum d'accueil des élèves en cas de grève, en ne votant pas la charte du personnel scolaire. « Vous votez contre une loi de la République », leur a alors fait remarquer Jean-Jacques de Peretti.
Transfert du marché. Les élus ont acté à l'unanimité le transfert définitif du marché du samedi de la place de la Grande-Rigaudie à l'avenue Gambetta.
Sud-Ouest du lundi 28 septembre
CONSEIL MUNICIPAL. La demande de classement de la ville en commune touristique, votée à l'unanimité vendredi, a relancé le débat sur les modalités du travail le dimanche
« Le repos dominical est un principe catholique »
L'ouverture dominicale des commerces n'est pas une nouveauté à Sarlat. Mais la municipalité veut aller plus loin. Vendredi, parmi les 40 délibérations à l'ordre du jour du Conseil municipal, celle concernant la demande de classement de la ville en « commune touristique » a fait du bruit. Les élus l'ont votée à l'unanimité, mais l'opposition a fait part de ses craintes quant aux droits des salariés.
La Ville, déjà érigée en « station de tourisme » en 1943, n'avait plus que cinq mois pour demander ce nouveau classement au préfet qui jusque-là, accordait des dérogations à titre individuel aux établissements demandeurs. Ce statut, défini par la loi Mallié du 10 août 2009, prévoit une dérogation « de droit », donc permanente, pour tous les commerces de détail, y compris en dehors de la saison touristique.
« La pression du chômage »
« Les perdants sont les salariés qui vont travailler le dimanche », a déploré le conseiller Jean-Paul Valette, du Nouveau parti anti-capitaliste. La loi ne prévoit en effet ni contrepartie financière, ni doublement de salaire, ni même exigence de volontariat. Elle incite simplement les partenaires sociaux à engager des négociations. « Je ne suis pas contre le fait d'ouvrir le dimanche, précisait la communiste Annick Le Goff. Ce qui me gêne, c'est que l'employeur n'ait pas l'obligation de rémunérer les salariés en heures supplémentaires. » Et le maire Jean-Jacques de Peretti de la rassurer : « Il n'a pas l'obligation de le faire, mais il n'est pas non plus obligé de ne pas le faire. Les entreprises qui avaient déjà passé des accords avec leur personnel pourront les conserver. » De son côté, le Vert Frédéric Inizan pointait l'absence du libre choix du salarié. « Il y a la pression du chômage, la peur de perdre son emploi. Et puis le travail le dimanche déstructure les familles. » Une remarque sur laquelle Jean-Jacques de Peretti rebondissait en lui rappelant qu'il s'agissait de la position des Évêques de France. « La loi pose le principe du repos hebdomadaire. Le repos dominical, c'est un principe catholique. »
Une réplique percutante, troublant presque les lignes politiques, sauf que la toute dernière circulaire Darcos, portant application de la loi Mallié, réaffirme bien le principe de « repos dominical ».
La suite du Conseil municipal dans notre édition de demain.
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11.09.2009
Taxe carbone à 17€
Taxe carbone à 17€
Ecologiquement inefficace et socialement injuste
Après la signature par Nicolas Sarkozy du Pacte écologique de Nicolas Hulot lors de la campagne présidentielle, après les recommandations du Grenelle de l’environnement, après le rapport Rocard, les écologistes convaincus ne peuvent qu’être extrêmement déçus, doux euphémisme pour ne pas dire scandalisés, par l’arbitrage du président de la République en faveur d’une taxe carbone à 17€, décision écologiquement inefficace et socialement injuste.
Pour atteindre l’objectif de diviser par quatre les émissions de CO2 (principal gaz à effet de serre) compte tenu de l’urgence climatique, l’idée était, pour faire simple, d’introduire le principe pollueur/payeur dans notre système fiscal afin de changer nos comportements énergétivores en matière de transport et d’habitat. Malheureusement, la décision prise ne se donne pas les moyens pour atteindre cet objectif.
L’arbitrage du président Sarkozy sera écologiquement inefficace
- parce que l’assiette de la taxe est trop étroite : elle oublie l’énergie électrique, elle aussi productrice de CO2.
- parce que le montant, largement reconnu, pour être un signal prix efficace devait être au minimum de 32€ pour atteindre 100€ d’ici 2030. Le montant retenu de 17€ la tonne de carbone est trop faible pour orienter nos comportements vers la transition énergétique, but de la réforme.
- parce que le flou est entretenu sur la progressivité de cette taxe. Comment passe-t-on des 17€ au 100€ ? Comment les entreprises et les ménages peuvent-ils dans ce flou anticiper et s’organiser ? (L’indexation au marché du carbone (et à ses soubresauts) participerait de la même erreur : 14€ aujourd’hui, 30€ en avril 2006)
L’arbitrage du président Sarkozy est aussi socialement injuste :
- parce que la taxe ne concerne pas les plus gros pollueurs (producteurs d'électricité, cimentiers, chimistes, sidérurgistes...), responsables de 25% des émissions de CO2 de notre pays. Mais par contre toutes les petites entreprises et tous les ménages devront l’acquitter.
- parce que le choix d’une compensation non distributive qui ignore les différences de revenus, où riches et pauvres reçoivent la même somme, sera d’une injustice scandaleuse.
Le président Sarkozy aime les écrans de fumée, il cite le penseur socialiste Jean Jaurès et fait le bouclier fiscal, il évoque la mémoire du résistant Guy Moquet et traque sans discernement les sans papiers, il fait profession de foi écologiste et décide une taxe carbone à 17€. Une tartufferie de plus.
Mais pendant ce temps, les glaciers fondent, la banquise recule, les ressources en pétrole s’épuisent, le choc climatique et énergétique qui vient, et qu’on n’aura pas anticiper à force d’amuser la galerie, sera terrible. Pour qui ? Pour les plus pauvres d’entre nous, évidemment.
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30.06.2009
Rivière Dordogne

Rivière Dordogne
Pour une gestion écologique globale
A l’occasion du renouveau du combat contre l’extension de la gravière des Borgnes de la vigerie ou des débats sur la gestion des débits de la Dordogne soulevés par des usagers comme les loueurs de canoës et les pêcheurs, l’idée d’un retour à une gestion plus écologique de la rivière, et moins asservie aux exigences industrielles, commence à prendre de la vigueur dans l’opinion publique périgourdine.
La poussée écologiste des élections européennes en est un signe fort et elle fut d’ailleurs plus prononcée dans les communes où sont menés des combats environnementaux spécifiques. Nos élus locaux, parlementaires, conseillers généraux, régionaux, maires et les institutionnels vont donc être plus attentifs aux thèses et arguments des défenseurs de l’environnement qu’ils soient associatifs, ou politique. C’est donc le moment de rappeler nos propositions pour changer ces politiques publiques.
Nous soutenons évidemment depuis sa création l’association « Sauvons la rivière espérance » (présence et interventions dans les réunions publiques, participation au bureau, entretien avec José Bové qui a donné son soutien, vote de délibération dans nos communes, etc...). Nous exigeons la fermeture définitive de la gravière du canton de Carlux, la réhabilitation du site et la fin de ce type d’exploitation sur la Dordogne.
Mais dans une perspective plus globale, en cohérence avec ce juste combat, nous voulons qu’à l’occasion du renouvellement en 2012 de la concession du barrage de Bort les Orgues une gestion plus écologique de la Dordogne soit enfin engagée.
Nous souhaitons que l’ensemble des barrages hydroélectriques de la Dordogne et de ses affluents (Maronne, Cère), 22 concessions à renouveler d’ici 2062, soient réunis en une seule grande concession de la vallée. Cette concession permettra d’imposer dans son cahier des charges d’exploitation la limitation des éclusés. Ces éclusés (lâchés d’eau dépendant de la demande énergétique entraînant de fortes variations des débits) imposent actuellement une gestion artificielle de la Dordogne avec de fortes détériorations sur les écosystèmes, la faune, la végétation, et une grande perturbation de ses usages (baignade, canoë, pêche,...). Le retour à une gestion naturelle des débits de la rivière est l’objectif et l’exigence de tous les usagers locaux.
Une première avancée a été réalisée pour une réduction de l’impact des éclusés le 16 mars dernier. Cette convention 2008-2012 n’est qu’une étape. Une réunion publique se déroulera le 18 septembre prochain à Bergerac sur ces questions. La population, les associations, les élus doivent se mobiliser et s’approprier ces sujets qui conditionnent et conditionneront toute la vie de la rivière dans les années à venir.
D’une correction à la marge des impacts environnementaux des activités industrielles sur la rivière passons à une gestion écologique globale de la Dordogne.
La conversion à l’écologie politique, c’est maintenant.
Frédéric INIZAN
Porte parole des Verts Dordogne
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19.06.2009
Bloc-notes N°11

La poussée écologiste
Des élections européennes
Lorsqu’on milite pour des idées, on a par moment de gros moments de découragement. Après le score de Dominique Voynet aux présidentielles (moins de 2%), le doute était là, bien présent. Toute cette énergie dépensée pour en arriver là. N’est-ce pas un peu vain ?
Heureusement, la campagne des municipales nous a permis de créer un beau groupe d’amis écolos à Sarlat et d’accéder à un mandat politique.
Mais là, lors de ces européennes, les résultats laissent espérer un bel avenir pour l’écologie politique en sarladais. A leur lecture, l’euphorie pourrait même nous gagner.
Alors qu’Europe Ecologie fait 14,42% sur le département, en sarladais on tourne plutôt au dessus, autour de 16%.
Sarlat ville, 16,20%, dont trois bureaux de vote où nous sommes leader de la gauche : Paul Eluard 3, La Boétie 7 et Jules Ferry 8 (où je vote et dépouille depuis mes 18 ans).
Sur le canton de Sarlat nous sommes aussi au dessus de 16% et on arrive en tête de la gauche dans 5 communes : Marquay, La Roque-Gageac, Vézac, Vitrac, et Proissans (en tête toutes listes confondues).
La plupart des cantons ruraux limitrophes de Sarlat sont aussi au-dessus de la moyenne départementale : Sainte-Alvère (14,80%, 1er à gauche), Thenon (15,02%), Le Bugue (15,74%), Domme (15,77%), Vergt (16,45%), St Cyprien (16,54%), Carlux, où José Bové a personnellement soutenu l’association qui lutte contre la gravière (17,30%), et Montignac toujours victime de la guerre interne au PS (18,40%).
Des résultats réjouissants, mais aussi le plaisir d’une belle campagne surtout la journée passée avec la vedette médiatique José Bové qui a su déchaîner les passions sous la pluie du marché de Périgueux, donner des conseils pour occuper l’appartement d’un ministre à de jeunes grévistes, et décrire, à la tribune que j’ai partagée avec lui au meeting de Bergerac, la profonde logique intellectuelle et la constance de ses engagements, du Larzac aux faucheurs volontaires en passant par le démontage du Mac Do et les sommets alter mondialistes.
Et, cerise sur le gâteau, l’ironie de l’histoire a vu Eva Joly poser derrière José Bové sur nos affiches en ville, elle qui avait perquisitionné la mairie de Sarlat il y a une dizaine d’années dans le cadre de l’affaire Elf (tout un symbole).
Ne boudons pas notre plaisir.
A nous de capitaliser ces résultats afin de mettre la dynamique du rassemblement écologique au service de la rénovation de toute la gauche et de faire de l’écologie politique le moteur de nos futures victoires unitaires.
Du conseil municipal du 29 mai 2009
Pendant cette campagne européenne, on a tout de même eu un conseil municipal qui s’annonçait sans grands sujets à polémiques. Mais la chaleur (ou les élections) aidant, les esprits se sont rapidement échauffés.
C’est Pascal Bureau qui s’est agacé le premier. A l’occasion de la délibération sur l’abandon d’usufruit à l’immeuble Porret (local contre l’église Ste Marie, place des oies) je lui ai demandé de nous expliquer son projet. « Un espace dédié aux arts de la table » est une définition vague lorsqu’il y a une licence IV et que la rumeur dit que l’opérateur privé est déjà choisi. Un restaurant, un musée, une boutique... ? Après avoir tenté de ne pas répondre, sur mon instance, il a fini par avouer que rien n’était encore calé et qu’il informerait le conseil plus tard (ce qui est en grande contradiction avec les annonces faites à la presse, il y a un an).
Ensuite, puisque Pascal Bureau cumule les postes d’adjoint à la culture, d’adjoint au tourisme, et la présidence de l’Office du Tourisme (quel appétit !), il a du s’expliquer sur le rapport d’activité de l’OT. Rapport hyper optimiste (le monde des bisounours) en profonde contradiction avec le rapport Mazard qui fait l’inventaire des dysfonctionnements du tourisme en sarladais. J’ai fait mes reproches habituels, une profonde confusion entre les missions de service public et les actes commerciaux en prenant comme exemple symbolique, les infos et pubs mélangées du panneau lumineux au dessus des caisses. Pascal Bureau en ce domaine semble avoir la foi du charbonnier, il devient plus libéral que le maire (les panneaux lumineux de la ville ne diffusent pas de pub). Je vote contre le budget supplémentaire de l’OT (comme pour le budget principal).
J’ai ensuite félicité le maire (c’est rare, alors je le signale) sur la délibération n°19 pour l’habile rédaction des compétences élargies en matière de voiries. Je cite : « L’intérêt communautaire concerne l’ensemble des voies de la communauté, à l’exception des centres bourgs, du secteur sauvegardé de Sarlat et des chemins ruraux ». Une définition qui fait que toutes les communes de la communautés cofinancent à La Canéda la place Marguerite Duras (ce n’est ni un centre bourg, ni le secteur sauvegardé), et le Parking Démouret / rue des cordeliers, en centre ville de Sarlat (car « hors secteur sauvegardé »). Une définition très avantageuse pour le contribuable sarladais qui, je l’espère, ne créera pas de tensions ou de méfiance de la part des autres communes pour les projets collectifs importants à venir (piscine couverte, médiathèque). Cette dernière remarque a énervé le maire (comme quoi même mes compliments l’agacent).
Nous avons aussi eu notre débat qui devient rituel sur les extensions des grandes surfaces en entrée de ville. Cette fois ci, Champion devient Carrefour, route de Brive avec un nouveau rond point, le second après celui de Mac Do. La destruction des paysages et la mauvaise stratégie commerciale pour la ville sont mes thèses. Le maire a le culot de citer Jean Nouvel comme argument d’autorité pour expliquer ses choix. J’ai trouvé ça fort de café quand on sait que ce grand architecte prône la construction de bâtiments spécifiques au contexte historique et paysager du lieu. Le contraire absolu de ces bâtiments standardisés, produits de la globalisation, qui poussent à l’identique à l’entrée de toutes nos villes sans aucun souci du cadre dans lequel ils s’inscrivent. J’ai donc souligné l’incongruité à faire de Jean Nouvel une caution morale en la matière.
Lors des questions diverses nous avons voté à l’unanimité une délibération contre la gravière de Saint Julien de Lampon (j’avais participé à une réunion du bureau de l’association la semaine précédent le conseil).
Nous avons aussi parlé des arrêts de train en gare de Gourdon et Souillac, ce fut l’occasion pour moi de rappeler les propositions pour le sarladais de l’association « Périgord Rail Plus » : faire un arrêt au niveau du lycée Pré de Cordy, des propositions de dessertes dans le cadre de la mise en place du cadencement par la Région Aquitaine, et des liaisons directes (sans correspondance) entre les Eyzies et Sarlat.
J’ai aussi pris la défense d’Alain Carrier, l’affichiste ignoré par le maire, qui aurait sans doute mérité un musée à Sarlat.
Bilan
Après ces beaux résultats, j’ai une pêche d’enfer pour continuer à organiser les écologistes en sarladais et espérer être un des trois ou quatre écologistes qui seront élus à la Région l’an prochain.
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