25.11.2011
Soutien au cinéma Rex
La Ville soutient le Rex
Lundi, une délibération a été votée pour faciliter le projet d'extension du cinéma.

Le projet du Rex prévoit une nouvelle zone d'accueil plus agréable pour le public comme pour les stars qui viendront au Festival du film (ici Audrey Tautou et François Damiens). PHOTO ARNAUD LOTH
A peine sorti du cinéma, on y retourne… Le Conseil municipal s'est penché lundi soir sur le projet de restructuration et d'extension porté par l'établissement dirigé par Arnaud Vialle, présent dans l'assistance.
Le maire Jean-Jacques de Peretti n'a laissé à personne d'autre le soin de lire la délibération concernant « l'exercice du droit de préemption relatif à un projet culturel ». La commune s'engage à aider la structure privée dans son projet évalué à 3 millions d'euros HT, et auquel les collectivités peuvent participer à hauteur de 30 % maximum, soit 900 000 euros. Pour justifier cet effort, le maire a dressé une longue liste de compliments au Rex, « dont la programmation est semblable aux cinémas parisiens et qui participe au dynamisme de la ville ».
C'est donnant donnant
Votée à l'unanimité, la délibération permettra à la commune d'acheter l'immeuble donnant sur la rue de Cahors et jouxtant le cinéma. Les termes du contrat entre le Rex et la municipalité seront définis ultérieurement. « La mairie décidera de me rétrocéder l'immeuble soit gratuitement, soit à un moindre prix, de manière symbolique », explique Arnaud Vialle. En échange de son soutien, la Ville demande au Rex la mise à disposition gratuite de salles adaptées à l'organisation et à l'accueil de séminaires et de congrès. Une requête froidement accueillie par l'élu d'opposition Vert Frédéric Inizan : « Si chaque collectivité donnant une subvention demande une salle en échange… »
Arnaud Vialle a ensuite tenu à apporter une précision : « Il faut également savoir que la loi impose d'ici 2015 une mise aux normes concernant l'accessibilité aux personnes handicapées. En cas d'application aujourd'hui, je devrais fermer deux des quatre salles. Avec ce projet, c'est aussi l'occasion d'anticiper cette mise aux normes. »
Le cinéma, qui assure la totalité de la maîtrise d'ouvrage, devrait être fermé en intégralité une à deux semaines pendant les travaux, pas plus. « Quand une aile sera en chantier, on pourra voir des films dans l'autre, et inversement », ajoute le directeur, qui en profitera pour agrandir l'écran de sa grande salle et changer les fauteuils.
Le projet prévoit deux salles supplémentaires, portant la capacité totale de 742 à 951 places, ainsi que l'aménagement d'une zone d'accueil comprenant un hall, une cour, un salon-exposition et un bar ciné-café. Si la Ville et la Région sont disposées à signer un gros chèque (300 000 euros chacune), le Département, peu enclin à satisfaire une demande du privé, reste à convaincre. « Je défendrai le projet », a promis le conseiller général Jean-Fred Droin.
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13.10.2011
Bloc-Notes N°17

Bloc-Notes N°17
Gaz de schiste et ascenseur
Gaz de schiste, permis de Cahors, NKM
Comme annoncé à la fin du dernier Bloc-Notes, j’ai organisé des réunions publiques avec mes amis d’Europe Ecologie pour informer la population et les élus sur le permis de Cahors. Réunions qui ont eu un écho très large.
A la demande de la ministre de l’environnement NKM qui faisait une visite électorale, j’ai formé une délégation pour exprimer l’inquiétude de la population locale. Nous lui avons donc rendu visite à l’école de Vitrac avec Aymeric de Valon (Permis de Cahors et Permis du bassin parisien, EE- Les Verts), Marie Bové (lien avec la Région et avec le mouvement national animé par son père José Bové, Conseillère régionale EE- Les Verts), Maïthé Vialle (Présidente d’une association locale très active et sensibilisée aux problèmes de l’eau), Benoit Secrestat (lien avec les élus locaux, Conseiller régional PS, secrétaire départemental PS). Nous étions aussi accompagnés par Stéphane l’Homme (Réseau sortir du nucléaire) et Germinal Peiro (député PS).
Nous avons exprimé collectivement notre indignation et notre exigence de voir l’ensemble des permis d’exploration et d’exploitation français abrogés à cause des risques environnementaux (nappes phréatiques, paysages,…), du déni de démocratie (pas d’enquête publique, élus locaux et administration de l’Etat non informés) et de la nécessité d’avoir un débat public sur la politique énergétique de notre pays (nucléaire,…).
La ministre est restée sur la ligne d’une exploitation « à la française » propre, qui reste à inventer. Ce qui nous a profondément déçut.
(Depuis les trois permis d’exploration du sud de la France ont été abrogés)
Conseil municipal du Vendredi 4 mars 2011
Un conseil municipal essentiellement consacré au débat d’orientation budgétaire où comme d’habitude le maire a fait un long bilan élogieux de ses quatre mandats, fait des promesses qui n’engagent que ceux qui y croient en particulier sur le nouvel hôpital afin de dissimuler qu’en 2011 aucune action majeure n’allait être engagée.
Je lui ai proposé lors des questions diverses une délibération contre l’exploration et l’exploitation du gaz de schiste en Périgord noir qu’il a refusé de présenter au vote, se réfugiant derrière les arguties gouvernementales portées par le candidat de l’UMP aux cantonales, par ailleurs conseiller politique de NKM et maire ignorant que sa commune, La Roque-Gageac, était sur le permis de Cahors (sic).
Pendant mon voyage
Je suis parti en avril pour un long voyage de cinq mois et j’ai raté de beaux combats sur le gaz de schiste, manifestation à Cahors, à Sarlat,… et, après les élections cantonales, le vote d’une délibération timide sur le sujet lors du conseil municipal du 22 avril 2011. Il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis, parait-il.
D’autres sujets d’importance qui ont fait l’actualité :
L’ascenseur
Il s’est développé une polémique sur l’ascenseur de l’église Ste Marie lors des conseils municipaux du 13 mai et du 20 juin 2011.
Ma position personnelle sur le sujet est assez simple si on connait l’histoire du projet de restauration de l’église par Jean Nouvel.
Ce projet a été présenté au CM pendant le second mandat de JJDP (1995- 2001). Son principe à l’époque a été soutenu par la majorité et par l’opposition. Les délibérations concernant la première tranche des travaux ont été votées à l’unanimité et des conseillers municipaux d’opposition ont même pris la plume dans la presse locale pour défendre ce projet lors de la polémique stérile sur les portes.
Ces délibérations portaient sur le projet global, l’aménagement du marché couvert et l’ascenseur. J’en veux pour preuve par exemple la délibération N°34 du 27 octobre 2000.
Je cite et je souligne (pour M. Duval): «Le projet d’aménagement de l’Eglise Sainte Marie en marché couvert et ascenseur nécessite des aménagements complémentaires afin d’une part de parfaire le fonctionnement ultérieur des installations et d’autre part d’affiner la cohérence architecturale du projet.
A l’unanimité, le Conseil Municipal accepte les avenants aux marchés de travaux de l’Eglise. »
Au troisième mandat du maire actuel (2001- 2008), certains membres de l’opposition se sont découragés voyant les gâchis et ont voté parfois contre ou se sont abstenus.
Au quatrième mandat (2008-2014), celui qui est en cours, même chose, certains membres de l’opposition ont voté contre, d’autres se sont abstenus (pas toujours les mêmes).
Pour ma part je vote pour car je pense qu’une œuvre de Jean Nouvel, sarladais, prix Pritzker 2008 (quasi Nobel d’Architecture) qui travaille pour les plus grandes mégapoles mondiales, dans notre petite ville patrimoniale de 10 000 habitants, c’est une chance, et c’est bien de la saisir.
Je reste donc fidèle à l’engagement initial de l’opposition. Et à partir du moment où on est pour ce projet, on ne peut pas le découper en morceau (acheter le portrait de la Joconde mais pas le paysage qui est derrière). Je vote donc toutes les tranches de financement qui nous sont soumises comme j’aurai voté les précédentes afin de protéger la cohérence du projet architectural.
Mais je suis lucide et je comprends parfaitement le découragement de mes collègues de l’opposition car la livraison de l’œuvre est plus que critiquable. J’en veux pour preuve les surcoûts, les inaugurations sans cesse reportées (trois saisons estivales ratées), et les dépenses inutiles (trois employés embauchés pour rien avant la saison 2011 alors que l’ascenseur n’a pas fonctionné).
Par éducation et par culture personnelle, je privilégie toujours la défense de l’artiste et protège l’intégrité de son œuvre qui se révèlera, j’en suis certain, à terme, une excellente chose pour la ville de Sarlat et ses habitants. C’est pour cette raison que je fais des efforts pour ne pas critiquer (mais ce n’est pas facile).
Nouvel Hôpital
Nous n’aurons pas de nouvel hôpital, c’est maintenant officiel et ce n’est une information que pour ceux qui n’avaient pas lu notre programme aux dernières municipales. Je cite : « Santé – Action sociale – solidarité. (…) ces domaines ne sauraient se résumer au spectaculaire mais très hypothétique nouvel hôpital (déjà refusé par l’Agence Régionale d’Hospitalisation en 2004)… ». Les promesses n’engagent que ceux qui y croient. Les électeurs de JJDP seront-ils pour autant moins dupes à l’avenir ? J’en doute. Trois ans de perdus.
France Tabac
Nous avons encore vu disparaitre 19 emplois industriels sur la commune (trait constant des quatre mandats du maire). Et personne n’ose parler (compte tenu des tendances lourdes) d’une nécessaire stratégie de reconversion pour cette entreprise afin de maintenir les emplois sur la commune. On préfère faire rêver, là encore.
10:47 Publié dans Agir local | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sarlat, dordogne, périgord
09.10.2011
ITV Sud-Ouest du mardi 4 octobre
« Je fais des efforts pour ne pas critiquer »
Revenu de son tour du monde, le conseiller municipal Vert Frédéric Inizan commente l'actualité sarladaise de ces derniers mois. Et en profite pour égratigner le maire.

Frédéric Inizan craignait de manquer l'inauguration de l'ascenseur panoramique… Il n'a finalement rien raté. photo T. D.
Il y avait bien eu un café, le 21 septembre peu après son retour, mais Frédéric Inizan, 46 ans, élu d'opposition Vert, ne voulait pas d'un article sans avoir révisé quelques dossiers. Après cinq mois passés à faire le tour du monde, s'arrêtant en Inde, à Bali, en Nouvelle-Zélande ou encore sur les îles Tonga, il fallait bien se remettre à la page.
Samedi, deux jours avant de prendre ses nouvelles fonctions auprès de la bibliothèque départementale de prêt en tant que chargé de mission à l'action culturelle, l'ancien libraire de l'Orange Bleue a donné un autre rendez-vous, bien préparé. « Vous comprenez, on n'a pas souvent l'opportunité de s'exprimer, donc je préfère le faire sérieusement. » Cela ne l'a pas empêché de lancer plusieurs piques à Jean-Jacques de Peretti.
« Sud Ouest ». Pouvez-vous nous en dire davantage sur votre nouveau travail à Périgueux ?
Frédéric Inizan. Non. C'est trop tôt encore. Je préfère attendre.
Avant de partir, vous craigniez de rater l'inauguration de l'ascenseur panoramique. Rassuré ?
Je suis évidemment déçu, mais je reste convaincu que l'opposition a bien fait de voter à l'unanimité pour les trois tranches du projet de rénovation de l'église Sainte-Marie.
C'est tout ce que cela vous fait ?
Je fais des efforts pour ne pas critiquer… Mais je comprends, depuis le temps que cela dure, que les gens perdent la foi.
Vous teniez-vous au courant de l'actualité sarladaise durant votre voyage ?
Oui, surtout au début, par Internet. Je recevais par exemple la revue de presse de la municipalité. Après un mois, j'ai pris un peu de recul et ça ressemblait davantage à des vacances. Mais vu la vitesse avec laquelle les projets avancent, je n'ai pas raté grand-chose.
Vous avez manqué plusieurs conseils municipaux et vous risquez d'en manquer d'autres en travaillant à Périgueux…
J'en ai raté trois, dont un sur le budget, mais j'avais participé aux orientations budgétaires. Et puis, malgré ma nouvelle activité professionnelle, je serai là aux conseils municipaux, sauf s'ils ont lieu à 15 h 30.
Quels sujets ont retenu votre attention durant votre absence ?
J'ai regretté de ne pas avoir pris part à la primaire de mon parti, mais je suis content car c'est « ma » candidate Eva Joly qui a été choisie. Sur le gaz de schiste, la mobilisation a été très efficace. Avant de partir, je vous disais que personne n'était indispensable. La preuve… Mais il y a un autre combat dont je veux parler, on y reviendra après.
Allez-y.
(Il sort une feuille d'une enveloppe). Il s'agit du renouvellement de la concession hydroélectrique en Haute Dordogne (1). Une enquête publique, peu connue, se déroule jusqu'à la fin de l'année. D'ici là, il faut soutenir Épidor (NDLR : Établissement public territorial du bassin de la Dordogne) en envoyant un mail (2).
Qu'avez-vous pensé de la décision de réhabiliter l'hôpital ?
Je ne m'attendais pas à autre chose et je l'avais dit lors des dernières municipales. En 2004, l'Agence régionale d'hospitalisation avait déjà refusé la construction d'un nouvel hôpital à Sarlat. Mais cela n'avait pas empêché le maire d'en faire le cœur de sa campagne pour faire rêver les gens.
Vous semblez vous positionner déjà pour les municipales de 2014 !
(Il réfléchit). Il y a de nombreuses échéances d'ici là. Je ne veux donc pas parler de ma candidature. Ni de ma non-candidature d'ailleurs.
Sarlat vous a manqué ?
J'ai rencontré beaucoup de gens, et je me disais que j'avais de la chance d'être enraciné, d'avoir un chez moi où je me sens bien.
Cela ne vous empêche pas de partir à Périgueux…
Je ne suis qu'à une heure de route. C'est quand même mieux que Jean-Jacques de Peretti qui passe quatre jours par semaine à Paris.
Encore une pique, décidément…
J'aime chambrer, mais faire de la politique politicienne, ce n'est pourtant pas mon truc. Si j'ai un message à passer, c'est vraiment de se mobiliser pour le renouvellement de la concession hydroélectrique en Haute Dordogne. C'est ça qui me tient à cœur.
(1) Une trentaine de barrages, prises d'eau et usines hydroélectriques sont concernés, en Corrèze et dans le Cantal. Épidor a réalisé un document fouillé pour que ce renouvellement de concession soit « l'occasion de mieux concilier la production hydroélectrique, la protection des milieux aquatiques et le développement des usages des cours d'eau ». (2) gedre.dordogne@developpement- durable.gouv.fr. Mettre en objet « consultation concession hydroélectrique ».
11:41 Publié dans Agir local | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
09.03.2011
Motion "Gaz de schiste non merci!" pour les conseils municipaux
COMMUNE DE SARLAT-LA CANEDA - DORDOGNE
Objet: motion 'Gaz de schiste non merci!'
Le Conseil Municipal,
Exprime sa plus grande inquiétude à l’évocation du projet de prospection du gaz de schiste sur trente trois communes du périgord noir dont Sarlat- La Canéda.
Sans aucune information, sans aucune consultation, le gouvernement français a offert, à des sociétés nationales et étrangères le droit d’explorer le sous-sol français à la recherche de gaz et de pétrole de schiste.
La technique pour ramener le gaz à la surface est nouvelle, délicate et surtout, désastreuse sur le plan environnemental. La «fracturation hydraulique horizontale», consiste à provoquer des failles à l’aide d’un liquide envoyé à très forte pression, pour libérer le gaz et le pétrole pris dans la roche compacte, à environ 2000 mètres de profondeur. Trois «ingrédients» sont nécessaires pour créer ces mini séismes : des quantités phénoménales d’eau (entre 15 000 et 20 000 m3), des produits chimiques (plus de 500) pour attaquer la roche, et des microbilles pour maintenir ouvertes les failles.
Aux Etats-Unis et au Quebec, le bilan de l’extraction de ces énergies fossiles est catastrophique : pollution massive des nappes phréatiques et de l’air, destruction des paysages et de milieux naturels, etc. Leur exploitation, en France, conduirait inéluctablement aux mêmes dégâts ainsi qu’à des émissions accrues de gaz à effet de serre, alors même que notre pays s’est engagé à les diviser par quatre.
Les autorisations de prospection sur plus de 10% du territoire ont été accordées sans débat sur les besoins énergétiques à moyen et long terme, sans discussion sur la nécessité de lutter contre le gaspillage, rechercher une meilleure efficacité énergétique et les alternatives renouvelables.
C'est au tour du département de la Dordogne d’être touché par ce projet : une demande de permis d'exploration a en effet été exprimée par la société anglaise 3Legs Oil and Gaz pour un site de 5.710 km² dit Permis de Cahors. La demande a été mise en concurrence (Journal Officiel du 24 août 2010), mais aucun autre concurrent ne s’étant manifester sur ce secteur, c’est bien cette société britannique, dont le siège se situe dans le paradis fiscal de l'île de Man, qui remporte le droit de recherche du gaz de schiste sur notre département, et éventuellement d’en assurer l’extraction.
Ce projet est aussi en profonde contradiction avec la volonté de notre conseil municipal d'oeuvrer pour un label UNESCO homme et biosphère du bassin de la Dordogne.
Pour toutes ces raisons, nous exigeons un débat public avec la société civile, les élus locaux et nationaux, pour dresser un inventaire complet des conséquences environnementales, sanitaires, économiques et sociales de cette «nouvelle folie industrielle».
C’est pourquoi nous demandons un gel immédiat des prospections et la suspension des permis de recherche de gaz et pétrole de schiste sur l’ensemble du territoire français.
10:34 Publié dans Agir local | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Plus de 400 personnes au REX pour "Gasland"
Le gaz de schiste mobilise
Le collectif sarladais Gaz de schiste, non merci ! s'organise.

«Ça fait peur. Ce n'est pas le but. L'objectif est de s'informer sur l'état du dossier », rassurait Frédéric Inizan, lundi soir au Rex, à l'issue de la projection d'extraits du film « Gasland ».
Il faut dire qu'il y avait de quoi s'alarmer en voyant des animaux perdre leurs poils, des familles malades, des eaux qui s'enflamment à la sortie du robinet, la détection de 600 produits dans des eaux souillées, des enfilades de puits de forage à quelques centaines de mètres les uns des autres… Ce documentaire fait un état des lieux aux États-Unis où l'exploitation de gaz de schiste a démarré voilà cinq ans, mais une mini-projection en Périgord a fait froid dans le dos.
Le cinéma Rex combleLe militant d'Europe Écologie qui a tiré la sonnette d'alarme (1) n'est d'ailleurs pas le seul à s'inquiéter. La salle du Rex était comble pour cette projection et le débat qui a suivi. Même si la majorité de la population n'est pas encore très au courant de ce dossier, la mobilisation grandit sensiblement en Sarladais. Déjà, un collectif s'est monté le 11 février, Gaz de schiste, non merci !
Dans la foulée, le 17 février, une manifestation a réuni 500 personnes lors de la venue de la ministre de l'Écologie Nathalie Kosciusko-Morizet, qui a reçu une délégation du collectif sarladais. Puis les membres se ne se sont pas démobilisés. Certains sont allés le 26 février à la réunion de création du comité national, à Valence, dans la Drôme.
Vendredi dernier lors du Conseil municipal, l'opposition a proposé au maire Jean-Jacques de Peretti le vote d'une motion demandant au niveau national « le gel immédiat des prospections et la suspension des permis de recherche ». Le premier magistrat a refusé de la soumettre au vote. Des réunions d'information ont été organisées en Dordogne et dans le Lot. Jusqu'à la soirée de lundi où les questions ont fusé dans l'assistance.
Demande instruiteBeaucoup étaient là pour savoir tout simplement ce qu'était le gaz de schiste et la technique d'exploitation (lire ci-dessous). D'autres voulaient connaître les enjeux environnementaux. Certains parlaient d'actions possibles contre cette exploitation.
Pour l'heure, un moratoire a été déposé par la ministre de l'Écologie et, avec son collègue, Éric Besson, ministre de l'Industrie, elle a confié « une mission au Conseil général de l'industrie, de l'énergie et des technologies et au Conseil général de l'environnement et du développement durable sur les enjeux économiques, sociaux et environnementaux des hydrocarbures de roche mère, communément appelés gaz et huiles de schiste. »
D'autre part, la demande d'exploration formulée par la société anglaise 3Legs Oil and Gas sur le permis de Cahors est en cours d'instruction.
(1) L'élu municipal écologiste, Frédéric Inizan, est coordinateur du collectif avec le conseiller régional PS, Benoît Secrestat, et Maïthé Vial, du cinéma Rex. Plus de renseignements : http:// nonauxgazdeschistelot.blog4ever.com
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